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Ils prouveroient pat l’exécution, quela puissance d’un souverain consistedans le nombre & l’aisance de sis su-jets : que les productions de la terre& de l’industrie font les seules vraiesrichesses : qu’il n’y a de conquêtessolides, que celles qu’on gagne furla nature & fur Part dans son proprepays : & que la fureté même d’unEtat est assez affermie par la quantitéd’habitans endurcis dans des occupa-tions laborieuses.
Cet amas des richesses & de leurslignes augmente encore d’une autremanière la façon destructive , donton conduit les guerres. II paroit,que les nations sont convenues, de nese pas contenter de mettre leurs re-venus à ce jeu de hazard ; mais dejouer à la fois tout les fonds de l’E-tat. Le crédit dangereux d’un peu-ple riche lui facilite les moyens d’em-prunter au - dessus de ses forces. Lesdettes des peuples les plus puissansfont fi difproportionnées avec la réa-lité