•m )- 7 ( %&-
s’offrit de nous faire voir toutes les beautez duchâteau. A peine nous eut-elle introduit dans lachambre, qu’elle changea de figure,óc prit la ressem-blance de Corbulo », qui fut sort surpris de voir unautre lui-même à ses cotez ; il se souvint de l’histoired 'Ampbytrion , & se tint dans le respect, depeurd’a-voir le sort d s Sosie. Le faux Corbulon nous fit pas-ser par trois chambres superbement meublées, oùil n’y avoir personne; il nous fit arrêter dans laquatrième ; & il parût auílì-tôt un repas exquis &magnifique; ìl nous fit signe de nous asseoir &dcmanger ; mais les viandes, les plats, la table étoientimpalpables, & le vin n’étoit que de l’air. Apresun repas si frugal, il nous introduisit dans une très-belle chambre, où il y avoir une trentaine de da-mes, qui jouoient dedifferens instrumens; elles seleverent & nous invitèrent à prendre part a leur con-cert, elles nous donnerent à chacun notre partie:voici celle de Corbulon.
Un Cocu doit regner âpres votre Tibere.
Son cruelfitccejsettr fera mourir st mere.
Par Castor & Pollux, dit Pison ; il faut que l’Em-pereur, quoiqu’il se mêle de magie, ne sache pointcela, mon cher Egnatius ; il n’eut pas eu sujet devous aprehender, puisque n’étant pas marié, il n’yavoir point de danger que le bois vous vint à latête; par les Dieux, Rome est heureuse en maîtresde cette nature! le bon homme Augufle avoit, dit-on, le chandelier & tout le monde fçait de quellefutaycétoit le bois dont Jwfoàfàit présent à Tibere «Si j’avois été comme vous, j’aurois épouse la plusgrande coquette dcRome,puisque l’empire est at-taché au cocuage. En vérité vous avez grand tortde ne m’avoir pas dit cette prédiction plûtôt, j’au-rois épousé malgré pere & mere, Cìrà ou Qiiartilla.
Jeune homme doiEgnatius. votre belle humeurme plaît; &à ce que je prévois, vous nous empê-cherez