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se soit attiré ces disgrâces par quelque infraction desordres du souverain etrequi i’a ereé ; que de là estvenue latoiblellc delà volonté pour le bien, & sonpenchant pour le mal; qu’cnsuite son créateur, vou-lant le remertre dans son premier état, aura suivantçux envoyé la làgeílè liir la terre pour diminuer lepoids de là concupiscence, & qu’eu égard â cettesage Je, lelibre-arbitredel’homme recevra de nou-velles forces; que les mérites de la sagesse détermi-neront le créateur à taire dans la créature le bienqu’il en exige; au reste, ils seront grands prêcheursde jeunes, dc pénitences, de retraites, de mortifica-tions, d’amourdc la pauvreté, en un mot, de tou-tes les peines imaginables qui peuvent mortifier lachair ; en quoi ils différeront des Molimstes , quietant plus amis d’eux mêmes, &nevoulanc pas dé-truire en eax l’image de la divinité, ne demande-ront, pour expiadon des plus grands crimes, quclesimple-aveu de lès désordres j moyennant quoi ilsprétendront, que les Dieux seront obligez de les ou-blier, ou ils les y contraindront par brefs, bulles &constitutions venant de Rome.
Jeneíçai, dit Pompomus, fidesgens, qui doiventagir si cavalièrement avec les Dieux, seront bienpersuadez de leur existence; oui, répartit Samar,ils croiront aux Dieux enleur maniéré; mais, vousautres Romains, vous etes de pauvres gens en ma-tière de religion ; les siécles postérieurs rasinerontbien fur vous; que ne couvriez-vous du nom démystère l’enleveme'nt à'Europe , ou la grossesse deDanaeì onlcaitbien, que les Dieux ne haïssent pasle sexe; il nes’agit que d enveloper leurs actions dctermes mystiques pour les rendre saintes & iácrèes>& fur toutd’exiger du peuple de croire ce qu’il nécomprend point; Amphytrion remercie les Dieuxde lavoir fait cocu, mais on n’a pas crû que Jupiteren fût moins adultéré pour avoir fouillé le lit d 'Ahz
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