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mene, & cela paire qu’on s’y est mal pris pouf an-noncer cette nouvelle au peuple ; les Dieux raison*nenc autrement que les hommes.
Je n’ai encore rencontré personne, &\t Piston,qaïraisonnât comme vous ; mais, dites moi, je vousprie, quels livres sont dans cette tablette? volon-tiers , dit Samar ; tous les livres que vous voyezsous le nom à’Epicnre contiennent la morale, ouy ont un raport essentiel, comme font Efiobar ,Caramud , Soto , Abeli , & une infinité d'autres;qu’il seroit trop long de vous détailler 5 il n’en estpas tout à lait de même des livres qui sont fous letitre de Zenon, parce que, comme on a mis dansunméine endroit tous les ouvrages de la Congréga-tion de Saint Maur , il ne laiíìè pas que de s’y entrouver.quelques uns, qui apartiennent à la ta-blette à’Épiciire ; quoique ces auteurs doivent en-treprendre la defence de la morale de Zenon & duStoïcisme le plus scvere, & que, pour cet effet, ilsdoivent mettre au jour les ouvrages de tous lesphilosophes, qui les ont précedez dans leurs sen-timens, fur tout d 'Augustin Philosophe Affricain ,il fttrouvera cependant parmi eux des Epicuriens ca-chez,comme Martianai & Montsamon, qui donne-ront des éditions de Jérôme &de Chrystoftome, dontle premieraurade grandes querelles avec icPhilo-{ophs Africain, & l’autreMêra dans les principesAnti- Jansénistes f iir le libre-arbitre.
Par Mercure , dit Piston, en feuilletant un livréqu’il avoir tiré des tablettes de la Congrégation deSaint Maur, ces auteurs traiteront de toute autrechose que de la morale ; je n’ai jamais tant vû deauditez, que depuis un moment, que je feuillettece livre; n’est-ce pas, dit Samar , P Antiquité ex*piujiiée , ouvrage latin-françois, avec des figures?. .juste, dit Piston-, c’est dommage, que les figures ensoient íì mal gravées ; il y auroit du plaisir i lesF voir;