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cour de faire jouer à la comédienne un personnagequ’on ne joue jamais deux fois ; peu s’en fallut,qu àun bal, où elle parût deguilee en page, elle nepayât pour la folie du Prince : mais les Dieux per-mirent qu’une jeune demoiselle auílî belle que no-ble lui enlevât fa conquête ; Relosan vit naître desfruits de ce nouvel engagement; il reconnut faci-lement ion sang dans les nobles inclinations quefirent paroitre les Seigneurs qui lui étoient rede-vables de leur naissance ; le Roi son oncle, pourfixer ses pallions, lui proposa de se marier, & luioìírit fa propre tille, que dis-je? une Princesse di-gne du chrône , si on ne regardoit que ses vertusÒc ion mérite, mais qui avoir le malheur d'étte lefruit d une inclination peu rcglée du Roi; la Prin-cesse, rnere du Prince de Rdosin , à qui cette al-liance ne piailoit pas, s’y opposa de toutes fes for-ces; le Roi, qui en fut averri, mit des espions jus-ques dans son cabinet, asin defçavoir quels ressortselle feroit jouer , pour éviter ce mariage ; Cajutfiit un de ceux donc le Roi se servit lc plus utile-ment; outre qu’il épioit parfaitement bien tout cequi se paísoit chez la Princesse , & qu’il en faifoitun sidele rapport, il persoadoit au Prince, dont ilavoir les bonnes grâces, d’épouser la fille duRoi;la Princesse, mère de Rdosan voyant avec étonne-ment , que le Roi étoit informé de tout ce qui sepaísoit chez elle, âpres avoir soupçonné plusieurspersonnes , découvrit enfin le manege de Cajus;elle le chassa de Ion palais avecindignation, &enopprobre éternel de íâ perfidie, lui donna k sur-nom de Garriditi : ce qni fit que depuis ce tems-lâ on ne Papella plus, que Catus Garrulus ; mais,tous les-efforts de la Princesse furent inutiles ; leRoi Içiit fi bien ménager Pelprit du Prince dt Rdo-san, qu’il obtint l’on consentement pour le maria-ge tant désiré: imaginez-vous, quelle fut la fureurG j de la