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Les avantures de Pomponius, chevalier romain, ou, L'histoire de notre tems / [Verf.: Labadie; Hrsg.: Prévost]
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de la Princesse , quand elle apprit cette nouvelle;son fils fut quelque tems fans Poser voir, & neutpas dautre excuse á lui faire, sinon quil avoit étéobligé dobéir à la volonté absolue du Roi: plu-sieurs filles furent le fruit de ce mariage, mais ungarçon étant, la Princesse mcre, mettant basla fierté, réconcilia avec fa bru, & reçut avecplaisir dans ses bras le jeune Prince queíle avoitmis au monde.

Ne croyez pas, que lamour occupât si fort lePrince d zRHosw, quil ne pensât pas à autre chose;cétoit pre'que la moindre de lés occupations;quand il s.-.gissoit dacquerir de lhonneur dans lechamp de M.ns , on auroit dit quil étoit desdents du Dragon que Caàmus tua, tant la guerresembloit être lon ésement; on la un millionde fois, par une générosité trop téméraire, prodi-guer son sang fi précieux à leta t; on la appren-dre lemetier de la guerre avec la docilité dunsol-dat & le courage dunprince; il aífrontoit les pé-rils; ilbravoit reshazards avec une intrépidité,quifaifoic trembler les pins hardis , & qui coutoitquelquefois beaucoup de sang à Petat; parce quetoute la noblesse, animée par son exemple, voioitâ la gloire; il ny avoit point de brave, qui ne scfit, dans le péril, un point dhonneur de couvrirle Prince de son corps & de Ion épée; quand pen-dant le tems de guerre, on ne lui permettoit pasde porter les armes, on le voyoit dans lon palaisauíîi tranquile, que sil ne se tut pas agi dun royau-me, auquel il avoit droit dafpirer; comme onconnoissoit Passivité de fort génie, on faisoit plu-sieurs conjectures en Pair fur ses occupations,- lesuns difoient quil cherchoit la pierre phiiofophale,& quil ne se fervoit de ses richesses & de la péné-tration de son esprit, que pour faire naître le so-leil entre ses mains ; dautres croyoicnt, quìl étu-dient