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de la Princesse , quand elle apprit cette nouvelle;son fils fut quelque tems fans Poser voir, & n’eutpas d’autre excuse á lui faire, sinon qu’il avoit étéobligé d’obéir à la volonté absolue du Roi: plu-sieurs filles furent le fruit de ce mariage, mais ungarçon étant né, la Princesse mcre, mettant basla fierté, lé réconcilia avec fa bru, & reçut avecplaisir dans ses bras le jeune Prince qu’eíle avoitmis au monde.
Ne croyez pas, que l’amour occupât si fort lePrince d zRHosw, qu’il ne pensât pas à autre chose;c’étoit pre'que la moindre de lés occupations;quand il s’.-.gissoit d’acquerir de l’honneur dans lechamp de M.ns , on auroit dit qu’il étoit né desdents du Dragon que Caàmus tua, tant la guerresembloit être l’on ésement; on l’a vû un millionde fois, par une générosité trop téméraire, prodi-guer son sang fi précieux à l’eta t; on l’a vû appren-dre lemetier de la guerre avec la docilité d’unsol-dat & le courage d’unprince; il aífrontoit les pé-rils; ilbravoit reshazards avec une intrépidité,quifaifoic trembler les pins hardis , & qui coutoitquelquefois beaucoup de sang à Petat; parce quetoute la noblesse, animée par son exemple, voioitâ la gloire; il n’y avoit point de brave, qui ne scfit, dans le péril, un point d’honneur de couvrirle Prince de son corps & de Ion épée; quand pen-dant le tems de guerre, on ne lui permettoit pasde porter les armes, on le voyoit dans l’on palaisauíîi tranquile, que s’il ne se tut pas agi d’un royau-me, auquel il avoit droit d’afpirer; comme onconnoissoit Passivité de fort génie, on faisoit plu-sieurs conjectures en Pair fur ses occupations,- lesuns difoient qu’il cherchoit la pierre phiiofophale,& qu’il ne se fervoit de ses richesses & de la péné-tration de son esprit, que pour faire naître le so-leil entre ses mains ; d’autres croyoicnt, quìl étu-dient