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Ares donnerent des espions secrets à ceux qu’ilssoupçonnèrent d’avoir part à cette intrigue : rienn’cclatoit.
On vit paroître sur les frontières du royaumedes gens armez, quy fous pretexte de;contreban-de, couvrirent prelque tout l’etat; ils n’avoientpas de chef de distinction qui parût; & l’on fitcourir le bruit, quec’éroitdes troupes qui avoientété cgngediées, qui s croient réunies ensemblepour Vivre ; ils avançoient toujours dans le royau-me, & il y en avoit jusques près de quarante milledans les environs de la capitale de Tempire ; la dis-cipline militaire de ces gens étoit excellente ; ils nefaifoient tort à personne , & vivoient de ce qu’ilsvendoient en fraude, comme sel, épices, dentel-les, &c. Enfin la conjuration devoir éclater uncertain jour marqué ; ils dévoient entrer dans lacapitale, environner le palais du Prince d cRelosan,íè saisir de lui, se rendre maîtres de laperiònnedujeune Roi, & faire déclarer le Roi à'Jbcrie Gou-verneur Sc Administrateur du royaume des Lati-ges ; le ministre du Roi à’Jberie confia les pap-piers qui regardoient cette affaire à un Seigneur deIon pays, pour les porter au ministre d’etat duRoi d 'Jberk-, la voiture de ce Seigneur se rom-pit en paflànt un gué; il negligea tout, jusqu’à sapropre vie, pour sauver la easíètte où étoient lespappiers ; une si grande attention devint suípecteaux gens qui le conduisoient; les espions furentavertis ; la cour le íçait auífi-tôt ; on expedie unordre pour arrêter le Seigneur & se saisir de la casssens; après que les ministres Teurent ouverte, ilsy trouvèrent plusieurs pappiers écrits en chiffre,qu’ii n’étoit pas facile de lire, & quelques autresen Iberten , qui découvrirent tout le mystère; leministre d 'Jberie averti de ce qui s''étoit passé, &ne «'imaginant pasqu’on eut eûla curiosité devoir
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