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cer ses passions ; il fronda avec toute son autorité :mais fa conduite devenant de plus en plus odieuseau Prince, le Sénat se Vit éloigné de la ville capitale,& obligé de faire son séjour dans un hameau, ou illui manquoit plusieurs choses nécelíàires.
Pendant ces troubles domestiques, la guerre sefaiioit heureusement en J ber te ; le Roi de ce pays,pour éloigner les malheurs qu’une armée entraînetoujours avec elle, consentit pour quelque tems àune treve; llelosan profita de cet intervale, pourlui faire entendre par ses Ambassadeurs, qu’il n’é-toit redevable de ses maux qu’á l’elprir séditieux& intriguant de son ministre ; qu’il l’avoit brouilléavec toutes les puissances du pais ; que la guerre, où-il venoitde l’engager contre lbnbeau-pere & con-tre le monarque de Germanie se seisoit contre la foipublique ; & que l’aiant entreprise dans des circon-stances criantes, elle lui léroit toujours ruineuse,parce que bien dés puiílànces avoient interct del’empécher de s’agrandir; qu’il trouveroit en ionchemin autant d’ennemis que de princes ; que s’ilvouloir entendre à une bonne paix, on lui aban-donnerait 1 ’Jberie, dont on lui avoit contesté jusequ’alors la possession; que de plus on feroit lesconditions des Princes ses enfans si avantageuses,qu’il n’auroit que sejet de se louer de la maniérédont on ménagerait ses intérêts; qu’on ne luíde-mandoit autre chose que d'éloigner son ministre,dontsesprit turbulent n’étoit propre qu’à mettrela combustion &le désordre par tout.
La Reine, que Relosan avoit gagnée par des in-terérs particuliers, & qui étoit bien aise de faireentrer dans le ministerre un Grìmauld , afin d’avoirun homme qui dependitd’elle, favorise les propo-sitions de Relosan} le ministre d ’Jberic fut congé-dié sens récompense; & pour l’empécher de re-muer, on feignit de lui faire faire son procès par le