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villes; il sema plusieurs libelles séditieux & inju-rieux au Prince de Relosittij il fit passer des décla-rations séduisantes fous le nom d u .Roi d 'Jberie,pour engager l’armée à se révolter contre le PrincedçRdosanj leRoi d’J/w/Vs’approchalui-mêmedela frontière; mais un Prince duiang, qui comman-dos dans l’armée des Langes , sçftt si bien la con-tenir dans le devoir, qu’eile agit avec autant devigueur contre P Jberie, que si ce u’eut pas été unpays allié; le ministre du Roi d’Jberie , pour laitediversion, engagea quelques Seigneurs des côtesmaritimes des Langes à une révolte; il signa aveceux une ligue offensive & defténsive; le Prince deRdosnn fit couper le cou à trois des plus factieux,;les autres s’enfuïrent, & le ministre eut le chagrinde voir échouer ses desseins: le Sénat, qui avoirquelque inclination pour le Roi d 'Jberie , se ren-dit attentif à toutes les démarchés d u Prince de Re-losan ; il affecta de le contrecarrer par des remon-trances entreprenantes, <5c sembla vouloir parta-ger l’autorité souveraine avec lui : tant que son mi-nistre avoir tenu les sceaux, il étoit sûr que lès dé-marchés lèroient approuvées, parce qu’il les sou-tiendrait au conseil : mais depuis la disgrâce il sevit exposé au ressentiment du Prince ; il ne sot pas,longtems fans en éprouver les effets ; le Seigneur.d'Orfarme , à qui le Prince avoit confié les sceaux,humilia le Sénat en toutes maniérés; il l’obligeade venir à pied en habits de cérémonie au palaisdu Prince, où il eût 1 affront de voir les Seigneursprimer; on biffa ses regîtres, & on l’obligea d’é-riger l’office du nouveau Magistrat en charge deVice-Chancelicr; on lui défendit de se mêler desaffaires d’etat, & on lui ordonna de borner ses soinsà rendre la justice au peuple; ce coup fut sensibleau Sénat; il n’oublia rien pour s’en vanger; lesbillets lui fournirent un beau prétexte pour exer-,
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