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des plus expérimentez, des plus hardis&des plus sa-ges Capitaines de Ion rems: mais on eut bien de lapeine à rendre justice à son mérite : si on lui don-na quelque commandement dans les armées, c’estqu’onne pouvoir lui refuser ce qu’il avoir mérité àla pointe de l’épée : le Prince de Relosan étoit sipersuadé du peu de mérité de l'ainé, qu appréhen-dant que son fils ne marchât fur ses traces, il avoit ré-solu de lui ôter la survivance du gouvernement deson pere, mais les prières du jeune Roi furent unobstacle invincible à ce dessein.
CHAPITRE XXX.
Continuation du même sujet.
jUel est, dit Pison , celui - ci, qui s’appuie sor
une ancre de navire? c’est, répondit Sa-
mar, le frété du Prince d tjamun & un des fils duRoi Megas, qui fut redevable à la douceur de sontempérament de n'avoir pas subi le même sortqueson frété pendant le régné du Prince de Relosan : ceSeigneur étoit d’une humeur si douce, que cela alloitpresque jufqu’à l’infensibilité, ce qui lui procura lebonheur de jouir en paix de ses grands biens : onlaisse volontiers en repos un homme qu’on n’appré-hende pas.
Ce Druide,qu e vous voiez quatre pilastres au des-sous de lui, fut bien d’une autre humeur : il ne futpresque redevable qu’à.son esprit brouillon, de lapourpre dont il fut honoré : son pere, qui avoitporté longtems les armes avec honneur fous le ré-gné de Megat , reçut en récompense de fes services letemple deLotu pour ce fils, qui le comporta dans lescommencemens assez bien,comme c’est l’ordinaire :mais ce Druide d’un esprit agissant, fut bientôt lasdu repos, il fe brouilla avec le Seigneu t d u pays ; il fe
fit