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fit un mérite dc sa querelle ; il interestà toutes lespuistànces dans ses brouilleries. Megas , pour letenir dans le respect, l’approcha de là personne & luidonna le temple de Xeuma : le Druide de la courqui connoiíToic l’eíprit intriguantdu Prélat, le dou-ta bien qu’ilferoit tout son poílible pour gagner lesbonnes grâces du Roi, qui l’avoit dabord reçu assez-froidement : il résolut donc de le convertir, & dclui faire abjurer le Stoïcisme , dont il faisoit proses-fion ouverte: l’appas étoit séduisant, puisqu’tl s’a-gisloit des bonnes grâces du Prince : le Moula luiproposa d’accepter les dogmes d 'Epicure, s’ìl vouloirfaire fortune à la cour. “Ne croyez pas, luídit-il,„ que vous purifiezfairechanger de sentiment ánô-„ ire Roi : c’est un Prince éclairé, qui ne tait rien„ qu'avec de bonnes & solides raisons : il ne lè dé-termine pas facilement; mais quand il a raie unchoix, rien ne peut le taire changer de sentiment :„il a faccéles maximes hpicurienner avec lelait : je„ vous jure, foi de Moula, que son Gouverneur„(j’entens le Druide, qui-gouverna l’empire pen-„dant fa minorité) étoit un des plus beaux orne-„ mens de nôtre secte : c’est tout vous dire, qu’il„ étoit revêtu de la pourpre Romaine : II in-„fpira ses sentimens à son eleve, qui profita„íi bien de lès instructions, qu’il feroit auílx„facile de compter les étoiles, qui brillent au„ firmament, les grains de fable que la mer jette fur,, lès bords, les brins d’herbe dont la terre se couvre„auprintems, ouïes feuilles qui ornent les arbres,„ que de dire combien de fois notre invincible rno-,, narque a mis en pratique les préceptes de nôtre„ secte : croyez moi, vous seriez fort mal reçu, de„ venir prêcher la reforme à la cour : c’est asiez,„que lj|Prince soit d’une oppinion, pour que tour„le monde la suive : il n’y a pas même jul'qu’aux„ dames qui se trouvent bien de nôtre morale : on
„peut