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losan d’avoir empoisonné la famille Royale, qu’iínommai* Seigneur d ’Orsarìnc pour connoitre ducrime: ce Seigneurétoitun des plus éclairez ma-gistrats de son tems ; ii eut été impossible au PrinceòzRelosanàz lui en imposer, s’il eut été coupable;de plus, ce Seigneur éroit inviolablement attaché àMegas , à qui il étoit redevable de fa fortune : ilprit connoitfince de l’affaire, s’informa à fond detoutce qu’on disoit, & après s’étre ducmcnt in-struit, il déclara le Prince de Rclosan innocent du cri-me dont on l’accusoit : ce Prince ne put alors re-connoitre ce service : mais après la mort du Roi,& la dilgrace du Seigneur de Fresne , il ne crut pou-voir mieux récompenser Ion bienfaiteur, qu’en iuidonnant les seaux, &se reposant fur lui du foin dugouvernement.
Ce Druide, qui semble lui donner la main, a eul’honneur de former le Prince de Rt losati : il lui aenseigné qu elles vertus il devoit suivre, & quels vi-ces il devoir éviter : il eut toujours la constance duPrince, & si il fut de tous ses plaisirs, il partagea aussiavec lui tous ses travaux: il devint Druide du pre-mier rang, en récompense de ses services; mais cethonneur ctoïtdû.ala pureté, à l’innocence, à l’in-tcgrité,á la douceur de ses mœurs: jene vousdiraipoint, que c’étoit un homme austere, qui palsoittous les jours en prières, en jeunes & en mortifica-tions ; qu’il ne regarda jamais une personne du sexe ;qu’il ne but jamais de vin : il fussit que je vous dise,qu’il vivoit avec le Prince dc Relosan , pour que voussoyez persuadé, que c’ètoit le plus honêre hommedeson teins : il ne cedoit en probité qu'a son maître,& il entendoitsi bien les affaires, que jamais on n’envit tant expedier au bureau quepenaant son mini-stère.
Les Seigneurs, que vous voyez, étoient moins lescourtisans du Prince d $ Rdojlm que ses ministres:
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