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„peut dans nos sentiments faire tout ce qu’on„ veut, pourvu qu’on ne prétende pas offenser les,,Dieux: quoi de plus commode? Prélat! voici la„voye que vous devez suivre, point de fortune„ autrement : fi mon amitié vous accommode, elle„ est à ce prix.
Sa Grandeur fit un si bon usage de ces pieuxdocumens, que le lendemain á son reveil il íètrouva métamorphosé en Epicurien du premierrang; & jamais la secte n’eut déplus zélé, deplus turbulent, ni de plus passionné défenseur:on lui fournit les moyens de vivre à son aise, com-me tout bon Epicurien doit faire : on le revêtit dela pourpre; & bien des gens eussent íòuhaitté qu’onlui eut donné un licou. Mcgas cesîàde vivre, &SePrince de Xeunhi ceflà de recevoir des faveurs duPrince; mais il n’en fut pas plus tranquille pour ce-la. Le Prince de Rclosan avoit un souverain mé-pris pour lui; cependant, quelque chose qu’il pûtfaire,il ne put jamais le réduire à demeurer en repos :il brouilla toujours,toujours il remua : on dit mêmeque ses cendres, après 1k mort, ne peuvent demeureren place.
Que vois-je, dit Priscur, au fond de la gallerie?vous voyez, ait Samar , le Prince de Rdafan avecson fils : quoi, dit Pison, ce Seigneur, qui a Pairíì majestueux, est fils du Prince de Relos.in ? oui, re-partit Stvmar ; il eut presque les mêmes inclinati-ons que lòn Pere; mais ses passions ne furent pas siviolentes; il íaima, mais, avtc discrétion; quoi-que l’amour porte un flambeau, il ne peut presquepas decouvrirles inclinations dece Prince.
Ah Dieux! quevois-je ? s’ecria Pomponius \ undiable proche d’un Druide! non, repartit Samar ,ce font deux ministres d’etat : celui quj^vous afaitpeur,fut rede vabledesafortuned son intégrité}Mgá/soupçonnoit fi violemment le Prince de Rc-losan