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Tome premier.
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HISTOIRE

quoique plus longues & plus étroites à l’ex-trèmité. Le bétel croît par-tout, & dans tou-te PInde ; mais il ne prospère véritablementque dans des lieux humides.

A toutes les heures du jour , mème de lanuit, les Indiens mâchent des feuilles de bé-tel, dont l’amertume est corrigée par l’areque,qu’elles enveloppent toujours. On y joint cons-tamment du chunam , espèce de chaux brûléelaite avec des coquilles. Les gens riches yajoutent souvent des parfums, qui flattent leurvanité ou leur sensualité.

On ne peut se séparer avec bienséance pourquelque tems, fans se donner mutuellement dubétel dans une bourse r c’est un présent de l’a-mitié , qui soulage l’absence. Personne n’ôse-roit parler à son supérieur, sans avoir la bou-che parfumée de bétel; il seroit même groiïìcrde négliger cette précaution avec son égal. Lesfemmes galantes font le plus grand usage dubétel, comme d’un puissant attrait pour l’a-mour. On prend du bétel après les repas ; onmâche du bétel durant lés visites ; on s’ofíredu bétel en s’abordant, en se quittant: tou-jours du bétel. Si les dents ne s’en trouventpas bien', l’estomac en est plus sain & plus fort.C’est, du moins, un préjugé généralement éta-bli aux Indes.

6°. La pêche des perles est encore un des