PHILOS. ET POLITIQUE. ZsL
eent ; eîle nous le vend cent francs , & de-puis quarante-huit jusqu’k soixante-douze auxAsiatiques.
La plus grande partie des affaires de l’Inde,devoit tomber naturellement dans les mainsdes Hollandois, par la vente des épiceries. Lanécessité de les exporter, les aida à s’ápproprierbeaucoup d’autres branches de commerce. Aveclc tems, ils parvinrent à s’emparcr du cabotagede l’Asic , comme ils étoient en possession decelui de l’Europc. Ils occupoient à cette navi-gation un grand nombre de vaisseaux & de ma-telots, qui, fans rien coûter à la Compagnie *faifoient fa sûreté.
Des avantages si décisifs écartèrent longtem«les nations qui auroient voulu partager le com-merce de l’Inde, ou les firent échouer. L’Eu-rope reçut les productions de ce riche pays ,des mains des Hollandois. Ils n’éprouverentmême jamais dans leur patrie les gênes qui de-puis se sont introduites par-tout ailleurs. LeGouvernement instruit que la pratique des au-tres Etats ne devoit ni ne pouvoit lui servirde régie, permit constamment k la Compagniede vendre librement, & sans limitation , sesmarchandises à la métropole. Lorsque ce corpsfut établi, les Provinces - Unies n’avoient nimanufactures, ni matières premières pour estélever. Ce n’étoit donc pas alors wst inconvé-
Tomt J. Y