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Tome premier.
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S o 6, HISTOIRE

nient , c’étoit plutôt une grande sagesse, depermettre aux citoyens, de les engager mômeà s’habiller des toiles & des étoffes des Indes.Les différens genres d’ìndustric que la révoca-tion de Ledit de Nantes fit passer k la Répu-blique, pouvoient lui donner ridée de ne plustirer de si loin son vêtement; mais la passionqu’avoit alors l’Europe , pour les modes deFrance, présentant aux travaux des réfugiésdes débouchés avantageux, on n’eut pas seule-ment la pensée de rien changer à l’ancien usa-ge. Depuis que la cherté de la main d’œuvre,qui est une fuite nécessaire de l’abondance deFargent, a fait tomber les manufactures, &réduit la nation à -un commerce d’économie ,les étoffes de l’Afìe ■ ont été plus favorisées quejamaia. On a senti qu’il' y avoit moins d’in-convénient à enrichir les Indiens, que les An-glois ou les François , dont la ; prospérité ne{adroit manquer d’accélérer la ruine d’ún Etatqui ne foutient son opulence que par l’aveu-glement, les.,guerres ou ^indolence des autresPuiíïânces. '

- Une conduite si sage a retardé la: décadencedé la Compagnie ; mais cette révolution est en-fin arrivée, .malgré les séduisantes espérancesd’une fausse, prospérité. Les détails rendrontcette, yérité.sensible. , •

- On a yu que la Compagnie n’avoit d’abord