PHILOS. ET POLITIQUE. sojs
qu’un fonds qui n’a jamais été augmenté de-puis, de 12,919,680 livres. C’est avec cc foi-ble capital, qu’elle combattit les Espagnols &les Portugais dans les mers des Indes; qu’cllefit des conquêtes fur ces nations alors belli-queuses , & fur les peuples de l’Asie , redou-tables au moins par leur multitude ; qu’elleéleva des magasins, édifia des villes, construi-sit des forts lans nombre ; qu’elle établit ousoutint par-tout son commerce k main armée.Ces dépenses prodigieuses durerent depuis sonorigine jusqu’cn 1'65, époque k la quelle tou-tes ses acquisitions étoient faites , tous sesétabliíTemens étoient formés. Dans cc long'fe orageux période , les répartitions annuel-les «'élevèrent à vingt & un trois quarts pourcént.
La Compagnie n’eut plus dans la fuite k en-voyer dans l’Orient flotte fur flotte, pour do-miner fur cet océan; k lever fans celle de nou-velles armées, pour subjuguer ou pour contenirTe s ennemis ; k prodiguer son sang & ses tré-sors , pour «'affermir dans ses possessions. Ses■opérations fe réduisirent aux opérations d’uncommerce vif & avantageux ; aussi le dividendeifléleva-t-if jusqu’en 1728 , k environ vingt-troispour cent.
II est depuis graduellement tombé k vingt,à quinze, & plus bas encore. On peut prédire
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