PHILOS. ET POLITIQUE. 30*
Batavia,des différentes contrées de l'Inde, pour11,2,00,000, livres.
II reíte à examiner quels bénéfices , avec defi foibles capitaux, la Compagnie a le talentde faire. Ses gains, autant qu’il est poslìblede les suivre , montent annuellement à 25,400,000 livres ; mais ses dépenses ordinairesmontent à 18,600,000 livres ; & son divi-dende , en le supposant de 25 pour cent, k3,330,000 liv. : par conséquent il ne lui resteque 470,000 liv. pour faire face aux guerres,aux incendies de magasins, aux pertes de vais-seaux , k tant d’autres malheurs que la pru-dence humaine ne peut ni prévoir , ni empê-cher.
Cette position doit'paraître fi peu vraisem-blable k ceux qui ne voient les choses que deloin, que nous n’aurions jamais ôfé en garantirla vérité ; si nous n’avions fous nos yeux la cor-respondance du Général Moilel avec la direc-tion. Auíîì cc sage & habile Administrateur ,regarde-t-il la Compagnie comme un corps é-puisé, qui ne se soutient que par des cordiaux.C’est, suivant son expreffion, un vaisseau quicoule bas, & dont la submersion est retardéepar la pompe.
Cette situation désespérée , qui réduira laCompagnie k prendre sur ses capitaux , où àdiminuer encore son dividende au premier mal-
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