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HISTOIRE
heur qu’elle éprouvera, doit avoir cu des cau-ses, & de grandes cautes. La plus sensible detoutes, a été cette foule de petites guerres, quise sont succédées fans interruption.
Raisons de A peine les babitans des Moluques étoientce de C k en " revenus ^e l’étonnement que leur avoient causéCompagnie, les victoires des Hollandois , fur un peuplequ’on regardoit comme invincible , qu’ils paru-rent impatiens du joug. La Compagnie , quicraignit les fuites de ce mécontentement, fitla guerre au Roi de Ternate, pour le forcer àconsentir qu’cn extirpât le girofle par-tout,excepté â Amboine. Les insulaires de Bandafurent tous exterminés, parce qu’ils refusoientd’être ses esclaves. MacaíTar , qui voulut ap-puyer leurs intérêts, occupa longtems des for-ces considérables. La perte de Formosc, en-traîna la ruine des Comptoirs du Tonkin &de Siam. On fut obligé d’avoir recours auxarmes, pour soutenir le commerce exclusif deSumatra. Malaca fut assiégé, son territoire ra-vagé , sa navigation interceptée par des pirates.Negapatan fut attaqué deux fois. Cochin eut àsoutenir les efforts des Rois de Caiicut & deTravancor. Les troubles ont été presque con-tinuels à Ceylan , aussi fréquens & plus vifsencore à Java, où l’on n’aura jamais de paixsolide, qu’en mettant un prix raisonnable auxdenrées qu’on en exige. On a cu des démê-