PHILOS. ET POLITIQUE. 3 jr
ioit, qu’on regardoit comme des hommes né-cesiaires & qu’on faisoit mourir, qu’alternati-vement on chassoit & on rappelloit. Ces dé-sordres étoient augmentés par l’audace des pi-rates qui, quelquefois protégés par le Gouver-nement avec lequel ils partageoient leur proie,couroient indifféremment fur tous les vaisseaux,& en noyoient souvent les équipages. L’inté-rét de l’argent étoit de cinquante pour cent.II ne for toi t d’Angleterrc que des cuirs, desfourrures, du beurre, du plomb, de l'étain,pour une somme modique; & trente mille sacsde laine, qui rendoient annuellement une som-me plus considérable. Gomme les Anglois igno-roient encore alors Part de teindre les laines;& celui de les mettre en œuvre avec élégan-ce; la plus grande partie de cet argent repas-soit la mer. Pour remédier k cet inconvé-nient , on appella des manufacturiers étran-gers ; & il ne fut plus permis de s’habillerqu’avec des étoffes de fabrique nationale. Dansle môme tems , on défendoit ^exportation deslaines manufacturées & du fer travaillé ; deuxloix tout-à-fait dignes du siécle qui les vitnaître.
Henri VII. permit aux Barons d’aliéner leursterres, & aux roturiers de les acheter. Cetteloi diminua l'inégalité qui étoit entre les for-tunes des Seigneurs & celles de leurs vassaux#