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H I S T O I R E
Elle mit entr’eux plus d’indépendance ; ellerépandit dans le peuple le désir de s’enrichir savec l’efpérance de jouir de ses richesses.
Ce désir, cette espérance étoient traverséspar de grands obstacles. Quelques uns furentlevés. II fut défendu k la Compagnie des né-gocians établis k Londres, d’exiger dans la sui-te la somme de 1,575 livres de chacun des au-tres marchands du Royaume qui voudraient al-ler trafiquer aux grandes foires des Pays-Bas.Pour attacher plus de gens k la culture, onavoit statué que personne ne pourrait mettreIon fils ou fa fille en aucun apprentissage, fansavoir 22 livres 10 fols de rente en fonds deterre. Cette loi absurde fut mitigée.
Malheureusement on laissa subsister en sonentier, celle qui régloit le prix dc toutes leschoses comestibles 4 de la laine , du salaire desouvriers , des étoffes, des vôtemens. De mau-vaises combinaisons firent même ajouter des en-traves au commerce. I<e prêt k intérêt & lesbénéfices du change, furent sévèrement pros-crits, comme usuraires, ou comme propres kintroduire Fissure. II fut défendu d’exporterPargent, fous quelque forme qu’il pût être;& pour que les marchands étrangers ne pussentpas l’emporter clandestinement, on les obligeaà convertir en marchandises Angloifes, le pro-duit entier des marchandises qu’ils avoient in-troduites