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HISTOIRE
ment payée, très bien disciplinée, composéede trente mille hommes d’mfanterie, de vingtmille chevaux, & qui conduisoit un train d’ar-tilleric considérable. La guerre se tourna enruses , comme le désiroit Hyder , génie artifi-cieux & fécond en stratagèmes. 11 eut l’art desurprendre ses ennnemis dans leurs camps , deleur enlever leurs vivres & leurs équipages, des’emparer de leurs meilleures places par des in-telligences bien ménagées, de pousser devant luileurs troupes , battues , découragées , presquerévoltées par le défaut de solde ; & il en vintà leur faire craindre de voir leur Capitaleassiégée , pillée & détruite. Le décourage-ment devenoit universel ; lorsque des secoursarrivés à propos , mirent le Général Angloisen état de le reporter en avant. II réussit,le 4 Octobre 1768 , à forcer les Indiens àune bataille rangée qu’ils avoient paru jus-qu’alors vouloir éviter. Ce fut peut-être l’ac-tion la plus disputée , la plus sanglante qu’oneût encore vue dans ces contrées. A la fin»Wood resta le maître Ju champ , ou de part& d’autre, l’on a volt combattu fi vaillamment:mais ce fut tout le fruit qu’il retira de favictoire.
llyder, quoique vaincu , présentoir un frontmenaçant; étoit toujours redoutable. On luifit porter des paroles de conciliation. II les-