PHILOS. ET POLITIQUE. 475
écouta assez froidement ; & ce nc fut pas fansde grandes négociations, ni, si l’on en croîtquelques relations, fans des préfens considéra-bles, qu’on le détermina à la paix, après deuxans de guerre. Ce Prince continue à paroîtreaux Anglois plutôt un ennemi contre lequel ilfaut être toujours en garde, qu’un allié fur le-quel ils puissent compter. Les plus éclairésd’entr’eux pensent même, qu’a moins que leurnation ne soit débarrassée, de quelque manièreque ce puisse être, d’un voisin trop ambitieux& trop actif, pour la laisser tranquille ; elle nepourra pas cotapter fur la puissance que descirconstances ■heureuses lui ont procurée auCoromandel. Yoyons fa position dans le Ben-gale.
Le Bengale est une vaste contrée de l’Asie, LVt.
bornée à l’Orient par le Royaume d’Azbam & S énéraidud’Arrakan; au Couchant, par plusieurs Provin- B « n S a ' c » &ces du Grand-Mogol ; au Nord , par des ro- Ang’ois euchers affreux; au Midi, par la mer. Elle s’c-P amcuhcr -tend fur les deux rives du Gange , qui fe for-me de diverses sources dans le Thibet, errequelque tems dans le Caucase, & entre dansITndc en traversant les montagnes qui font furla frontière. Cette rivière, après avoir formédans son cours un grand nombre d’isies vastes,fertiles & bien peuplées, va fe perdre dansl’Océan par plusieurs embouchures, dont ii n’y