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en puisse rien conclure en faveur des privilègesexclusifs.
On peut se souvenir que la dqpruction de lacompagnie, qui seroit arrivée d’elle- même, furprécipitée par la dupidité & par la haine. Lapolitique, qui n’avoit aucune part à la révolution,n’avoit pas préparé d’avance faction du com-merce public, qui devoit remplacer Je privilègeexclusif. Ce passage subit ne pouvoit être suivid’aucun succès. Avant d’essayer de ce nouveaurégime, il auroit fallu substituer insensiblement& par dégrés, les négocians particuliers à lacompagnie. II auroit fallu les mettre à portéed’acquérir des connoissances positives fur les dif-férentes branches d’un commerce jusqu’alors in-connu pour eux. II auroit fallu leur laisser letems de former des liaisons dans les comptoirs.Il auroit fallu les favoriser, & pour-ainsi-dire lesconduire dans les premières expéditions.
Disons plus. Toutes ces précautions n’auroientpas encore suffi , pour assurer les opérations desnégocians François dans l’Inde. II étoit impos-sible de lutter avec succès contre l’Anglois, qui,maître de tout & par-tout, auroit pour les faireéchouer, Içs facilités que donne la puissance, &les principes relâchés qu’inspire la prospérité.Àinsi, dê quelque maniéré & sous quelque formeque le commerce de France fùt exploité, c’ëtoic