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Tome second.
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PHILOS. ET POLITIQUE. 17?

une suite nécessaire de la situation des choses,qu’il éprouvât les plus grands malheurs. Lescontrariétés feroient moindres, fans doute, si lacour de Versailles mèttoit ses établissemens del’Inde en état d’accorder une protection que lesouverain doit à ses sujets, dans toute l’étenduede fa domination. Elles feroient encore moin-dres , fi le ministère Britannique veilloit à l’exé*Cution des traités avec la fermeté qu’exige lajustice. Mais il n’y a que le rétablissementde la balance qui puisse finir efficacement uneoppression qui déshonore également la natioáqui la souffre, & celle qui la permet; & cetéquilibre ne peut malheureusement s’établir quepar la guerre.

Loin, & à jamais loin de nous toute idée quitendroit à rallumer les flambeaux de la discorde.Que plutôt la voix de la philosophie & de la rai-son se fasse entendre des maîtres du monde.Puissent tous les souverains, après tant de siéclesd’erreur, préférer la vertueuse gloire de faire unpetit nombre d’heureux, à l’ambition frénétiquede dominer sur des régions dévastées & des cœursulcérés!Puissent tous les hommes devenusfreres,s’accoutumer à regarder l’univers, comme unefeule famille rassemblée fous les yeux d’un perecommun 1 Mais ces vœux de toutes les ameaéclairées & sensibles, paroîtront des rêves dignesde pitié, aux ministres ambitieux q u j tiennentM a