HISTOIRE
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sc corromps pour la nourrir. Le commerce ta-rie par les canaux absorbans du fisc, qui reçoittoujours fans jamais rendre.
Enfin l’impôt dont il s’-agit , est d'une per-ception très - difficile. II faut nécessairementque tout propriétaire qui a des esclaves , endonne chaque année une déclaration. II faut,pour prévenir les fausses déclarations, les fairevérifier par des commis. II faut confisquer lesNègres non déclarés ; pratique insensée , puis-que le Nègre cultivateur est un capital, & quepar sa confiscation on diminue la culture, onanéantit l’objet mème pour lequel le droit estétabli. C’est ainíì que dans des colonies oùrien ne peut prospérer sans une tranquillitéprofonde, il s’établit entre la finance & lecultivateur une guerre destructive. Les procèsse multiplient ; les déplacemens deviennentfréquens, les voies de rigueur nécessaires , lesfrais considérables & ruineux.
Si l’impôt affis fur la tête des Nègres est in-juste dans son étendue , fans égalité dans farépartition , compliqué dans fa perception ;l’impôt établi fur les denrées qui sortent descolonies, n’est guère moins blâmable. Le Gou-vernement se l’est permis , dans la persuasionque ce nouveau droit seroit entièrement sup-porté par le consommateur , ou par le mar-chand. II n’y a point d’errcur plus dangereuseen économie politique.