PHILOS. ET POLITIQUE. 227
ù : ajouter un surcroît de frais aux frais qui déjàprécédent la consommation. Voilà pourtanttoutes les absurdités qu’il faut dévorer, quand011 s’engage dans le faux principe qui vientd’être combattu. Mais les vérités politiquesveulent être agitées longtems avant d’étre sen-ties. Beaucoup d’erreurs fe font introduites ,chez les hommes d’état comme chez le peu-ple, fans examen. Le Ministère de France,longtems aveuglé par les ténèbres où il laissoitdormir fa nation , n’a pas encore pû s’éclairerfur l’Administration qui convenoit le mieuxà ses colonies. II ne fait pas encore quel estle Gouvernement le plus propre k les faire pros-pérer.
Les colonies Françoifes établies par des hom- xxxv; ^
mes fans aveu, qui fuyoient le frein ou le glai- aux
ve des loix , fembloient, dans l’origine , n’a- F I an S oí Ç es
07 ett-elJedansyoir besoin que d’une police sévère. On les les mains ks
confia donc k des chefs, dont l’autorité étoità^ies'^fíroillimitée. L’efprit d’intrigue, naturel à toutes prospérer?,les Cours, mais plus familier chez une nation.ou la galanterie donne aux femmes un ascen-dant universel, fit de tout tems parvenir auxgrandes places en Amérique, des hommes fansmœurs, chargés de dettes & de vices. LeMinistère, par un reste de pudeur, craignant4 c les élever fur le théâtre même de leur dés-honneur, les. envoya, réparer ou cimenter leur
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