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Les Angloischaílênt lesEspagnolsds la Ja-maïque . 8cs’y établis-sent.
Ces amans, ces amis, faisoient portion d’tîritroupeau de vingt-cinq mille Nègres destinés àfournir à PEurope douze ou treize mille barri-ques de sucre. C’est au milieu de ces travauxpaisibles , c’est dans cette condition avilissan-te , que naissent des actions dignes d’étonnerl’univers. Malheur à celui que Pénergie de cetamour féroce ne fait pas frémir d’horreur &de pitié. La nature l’a formé , non pas pourPefclavage des Nègres , mais pour la tyranniede leurs maîtres. Cet homme aura vécu fanscommisération , il mourra fans consolation ; iln’aura jamais pleuré , jamais il ne fera pleu-ré. Mais il est tems de quitter Saint-Christo-phe, & de passer à la Jamaïque.
Cette iíle qui est fous le vent des autres islesAngloifes, & que la géographie a placée aunombre des grandes Antilles , décrit dans lamer une figure k-peu-près ovale, dont le granddiamètre a cent foixante-dix milles de lon-gueur , & le plus petit, foixante-dix milles auplus. Elle est coupée de plusieurs chaînes demontagnes, hautes, irrégulières , où des ro-chers affreux font confusément entassés. Leurstérilité n’empêche pas qu’elles ne soient entiè-rement couvertes d’une prodigieuse quantitéd’arbres de différentes espèces, dont les raci-nes; pénétrant dans les fentes des rochers, vontchercher Phumidité , que laissent des orages