PHILOS. ET POLITIQUE. 32»
ans après par les Espagnols. Cette catastrophen’empêcha pas d’autres AngloìS d’y retourneren 1690. A peine ils avoient élevé cent soi-xante maisons, quand les François & les Espa-gnols réunis, les attaquèrent de nouveau ën1703 , détruisirent leurs plantations , & enle-vèrent leurs Nègres. Les colons découragéspar la perte totale de leurs biens, allerent cher-cher de l’occupation ailleurs ; & ils furentremplacés par des pirates de leur nation^ qui*après avoir rempli de leurs brigandages les cô-tes d'Astique, les mers les plus réculées de l’A-sie, sur-tout les parages de P Amérique fepten"trionale, trouvoient un asyle istr & commodedans ce repaire. Depuis longtems ils insul-toient impunément, même le pavillon de laGrande-Bretagne. Enfin en 1719 George I-réveillé par les cris -'de son peuple & par levœu de son Parlement, fit partir des forces suf-fisantes pour les réduire. Là plupart accepte-ront l’amnistie qui leur étoit offerte , & gros-sirent la colonie que Vooder Rogers amenoitd’Europe.
Elle peut être aujourd’hui cohiposée de tròismille âmes. La moitié est établie à la Provi'dence; le reste est établi dans les autres isles,C’est au brigandage de leurs premières moeursqu’il faut attribuer l’état de négligence & d'im-'perfection où ces colons laissent languir l’agri^
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