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LETTRES
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Les revenus des Citoyens ne s y afferment point jils ne consistent qu’eu'esnrií Sc en industrie : chacuna la sienne , qu’il sait valoir de son mieux.
Qui voudroit nombrer tous ìes gens de Loi, quipoursuivent le revenu de quelque Mosquée^, auroitaustì-tot compté les sables de la Mer , Sc les esclavesde nôtre Monarque.
Un nombre infini de Maîtres de Langues, d’ArtsSc de Sciences enseignent ce qu’ils ne fçavent pas}& ce talent est bkn considérable $ car il ne faut pasbeaucoup d’esprit pour montrer ce qu’on sçait ; maisil en faut infiniment pour enseigner ce qu’on ignore.
On ne peut mourir ici que subitement ; la mortne sçauroit autrement exercer son Exnpire , car il ya dans tous les coins des gens , qui ont des remèdesinfaillibles contre toutes les maladies imaginables.
Toutes les Boutiques font tendues de filets in-visibles , où fe vont prendre tous les acheteurs : l’onen fort pourtant quelquefois à bon marché : unejeune Marchande cajole un homme une heure entière,pour lui faire acheter un paquet de curedents.
II n’y a personne , qui ne sorte de cette Villeplus précautionné qu’il n’y est entré : à force de frirepart de son bien aux autres , on apprend à le conser-ver ; seul avantage des étrangers dans cette Ville en-chanteresse.
A Paris le 10. de la Lune
de Saphar. 1 714.
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