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LETTRE XLVIL
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J ’Etois l’autre jour dans tlnë maison , où iî y avoirun cercle de gens de toute espèce : je trouvai laconversation occupée par deux vieilles femmes,qui avoient en vain travaillé tout le matin à se rajeunir»11 faut avouer , disoit une d’enfr’elles , que les hom-mes d’aujourd’hui font bien différais de ceux , quenous voyions dans nôtre jeunesse : ils étoient polis ,gracieux , cotnplaisans : mais à présent , je les trou-ve dune brutalité insupportable. Tout est changé,dit pour lors un homme , qui paroiffoit accablé degoutte : le tems isest plus comme il étoit, il y aquarante ans ; tout le monde se portoit bien j onmarchoit ; on étoit gai Z on 11 e démandoit qu’à rire,& à danser : à présent tout le monde est d’une tristeí-se insupportable. Un moment après la conversationtourna du côté de la politique : morbleu , dit unvieux Seigneur , l’Etat n’est plus gouverné ; trouvez-moi à présent un Ministre Comme Monsieur Colbert :je le connoiffois beaucoup ce Mr.Cólbert ; il étoit demes amis , il me faisoit toujours payer de m ex pensi-ons avant qui que ce fût J le bel ordre qu'il y avoitdans leS finances ! Tout le monde étoit à son aise;mais aujourd’hui, je fuis ruiné. Monsieur, dit pourlors un Ecclésiastique, Vous parlez-là du teins léplus miraculeux de nôtre invincible Monarque : J
H a-t-il