LETTRES
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cZngedìê , le malade fit fermer les rideaux , dit fahjfu
à un petit laquais : tien , va-t-en chez Mr. Anis , c5” pjêt.
dis lìii qu il vienne me parler. Mr. Anis arrive : Mon U
cher Mr. Anis , je me meurs , je ne puis dormir ; nau- jìtni t
riez-vous point dans vôtre boutique la C. du G. ou bien ks EJ
quelque Livre de dévotion composé par un R.P. J.que pmvous n ayez pas pû vendre ? Car souvent les rentedes les l'oilì iplus gardez font les meilleurs. Monfieur dit leLibrai- txmre , j'ai chez moi la Cour sainte du Pere Caujfin en m EJj i
fix volumes à vôtre service ; je vais vous f envoyer: lapa
je souhaite que vous vous en trouviez bien : fi vous mifti
voulez les Oeuvres du Reverend Pere Rodriguez Jésuite p» i,Espagnol; ne vous en faites faute : mais croyez moi , K«pitenons-nous en au Pere Caujfin : j*efpere avec t aide de ri
Dieu , qtiune periode du Pere Caujfin vous fera autant mlh
d effet , quun feuillet tmit entier de la C.du G.Làdef- U(t tfus Mr. Anis Jortit , o courut chercher le remede à fa dk u
Boutique. La Cour sainte arrive ; on en secoué la pmijìí
poudre ; le fils du malade jeune Ecolier commence d laUre ; il en sentit le premier P effet , à la seconde pageil ne prononqoit plus que dune voix mal articulée , r ddéjà toute la Compagnie fsentoit affaiblie ; un instant à
après tout ronfla excepté le malade , qui , après avoir ^ lc > (
f té long-tems éprouvé , s ajfoupit à la fin.
Le Médecin arrive de grand matin : Eh bien a-Uon pris mon Opium ? On ne lui répond rien : la fem- s'àime, la fille , le petit garçon, tous transportez de ?® ■' j
joye lui montrent le Pere Caujfin. Ll detnande ce quece ft : on lui dit : vive le Pere Caujfin ; il faut îen-voyer relier : qui L eût dit ? Qui Peut cru ? Cest unmiracle: tenez, Monfieur, voyez donc le Pere Caujfin;cejl ct volume-là qui a fait dormir mon pere: Í5* ‘tíkC
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