PERSANES. 1 63
là-defsus on lui expliqua la chose , comme elle sétoitpajsíe.
Le Médecin étoit un homme subtil , rempli des my-stères de la Cabale , si de la puiffance des paroles sides Esprits : cela le frappa ; si âpres plufieurs re-jléxions , il résolut de changer absolument sa pratique.Voilà un fait bien singulier , disoit-il. Je tiens uneexpérience , il faut la pouffer plus loin. Eh pourquoiun Esprit ne pourroit-il pas transmettre à son Ouvrageles tnêmcs qualìtez , qu*il a lui même ? Ne le voyons-nous pas tous les jours ? Au moins cela vaut-il bien lapeine de îessayer : je fuis las des Apoticaires : leursSirops , leurs Juleps , si toutes les Drogues Galeni-ques ruinent les malades si leur santé : changeons deméthode ; éprouvons la vertu des Esprits. Sur cetteidée , il dressa une nouvelle Pharmacie , comme vousallez voir par la description que je vous vais faire desprincipaux remedes qu il mit en pratique.
Tisanne purgative.
Prenez trois feuilles de la Logique siAristote enGrec ; deux feuilles siun Traité de Théologie Scholas-tique le plus aigu , comme par exemple du subtil Scot ;quatre de Par accise , une siAvicenne , six si Averroés ;trois de Porphire , autant de Plotin , autant de Jam-blique : faites infuser le tout pendant 24. heures , siprenez-en quatre prises par four.
Purgatif plus violent.
Prenez dix A. * *. du C * * *. concernant la B * *.si la Ç* *. des L * * , saies les disiiller aubain Marie ,
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