Roxane, la superbe Roxane, ô Ciel ! à qui sefier désormais ? Tu soupçonnois Zachi , 6 c tu avoirpour Roxane une sécurité entière : mais fa vertu fa-rouche étoit une cruelle imposture : c’étoit le voilede fa perfidie ; je l’ai surprise dans les brasd’un jeunehomme , qui, dès qu’il s'est vû découvert, est venufur moi : il ma donné deux coups de poignard : lesEunuques accourus au bruit , l’ont entouré. Il s’estdéfendu long-teins , en a blessé plusieurs : il vouloitmême rentrer dans la chambre , pour mourir , di-soit-il, aux yeux de Roxane : mais enfin il a cédéau nombre ; & il est tombé à nos pieds.
Je ne sçais si j’attendrai, sublime Seigneur , têtordres sévéres : tu as mis ta vangeance en mes mains;je ne dois pas la faire languir.
dtt Serrail ePIspahan le g. de laLune de Kebiab i. 1720.
lettre cxl.
ROXANE à U S B E K.
'A Paris.
O ui, je t’ai trompé : j’ai séduit tes Eunuques :je me fuis jouée de ta jalousie ; & j’ai sçûde ton affreux Serrail faire un lieu de déli-ces & de plaisirs.