PRELIMINAIRE.
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ver au terme heureux de l’Eternitc. Cependant tous cesbeaux jours ne se soutinrent pas également ; les Fidè-les dégénèrent : leur zélé , & leur ardeur íi édifiante finitavec le sixième siécle : & l’Eglise aura dans la fuite beau-coup de peine à les rappelles aux plus purs principes;de la morale, tant la corruption sçait faire impressionsur le cœur des hommes.
troisième Époque.
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CHARLESMAGNE PROCLAME EMPEREUR.
C Ette Epoque qui ne dura que 1 87. ans, ne pré-sente pas des objets aussi grands , ni aussi favorables,que les siécles préccdens. Les richesses dont l’Eglise setrouve comblée par la faveur des Princes, réveillent la cu-pidité des hommes, que les persécutions avoient en quel-que forte étouffée, & font tort à la pratique de la Reli-gion. Les Chefs fur tout s’y livrent beaucoup plus que lecommun des Fidèles ;& leur opulente oisiveté fait tom-! ber ces derniers dans ['ignorance de leurs devoirs, par lej manque d’inftruction. Les Conciles fréquemment aífern-; blés ne remédièrent point aux désordres : ['autorité desPrinces , qui entreprirent de protéger la morale devintpreíqu’inutilc. Leur zélé s’émoussa contre la dureté descœurs. Des loix renouvellées furent presque aussitôt ou-bliées que publiées. Il y eut à la vérité moins d’hcrésiesJ que dans les siécles précédons , mais il n y eut pas moins^ de mouvemens. D’un côté ['inhumanité des Mahome-■ tans, qui continuoicnt leurs progrès avec la même fureur,
! & de l’autre ['ambition des Cheftde la Religion agitèrent['Orient & l'Occident. Ce font des temps de troubles ;mais ces troubles ne furent pas aussi salutaires que ceuxdes premiers siécles.
Si la piété des Princes fait recevoir la Religion chezles peuples barbares du Septentrion , rarement font-ilssecourus par les Ministres de l’Eglise. Cependant il yavoir encore de la Religion parmi les peuples ; mais pour