PRELIMINAIRE.
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Les Russiens, les Bulgares > les Sarrasins & les Tartarescontinuent de se jetter lur l’Orient déchiré d’ailleurs daivî ses propres entrailles, P Eglise n’eut pas beaucoup à fousIfrir de leurs irruptions ; elle avoir lieu d’appréhenderde; plus funestes effets par les nouvelles hérésies qui paru-rent alors ; mais les Princes zélés pour la conservation dela saine Doctrine, prêtèrent leur secours à l’Eglise ; ainsiles nouveaux Manichéens, qui s’élevoient de toutes parts,ne furent pas moins terrassés par les armes des puissan-ces temporelles, que par les foudres de l’Eglise. D’autreserreurs introduites par les sophismes de la Philosophieagitèrent la Religion.
A tant de mouvemens se joignirent encore d’aigresaltercations entre les Puissances temporelles & les chefsj de l’Eglise. De médiocres intérêts partagèrent le Sacerdo-ce & l’Empire. C’étoit plutôt un point d’honneur qu’unedispute réelle. Personne ne vouloir rien céder de íes prétentions ; on ne vouloir pas même s’expliquer ; ainsi onne pouvoir pas se rapprocher. Qu’il eût été facile de ter-miner toutes contestations, si la passion ne leur avoir passervi de base. Tout se termina cependant par des ex pli -! cations, qui firent évanouir la dispute , & l’on fut étonné de n’avoir pas commencé par où l’o i avoir fini. Il! sembloitque IVn fût donc continuellement á la veille dequelque révolution ; elle arriva, mais elle ne pouvoirmanquer d’être favorable à l’Eglise; de grands Papesque Dieu avoir envoyés pour la conduire, de zélé; Mi-nistres cjui lècondoient le zélé des Chefs, enfin de sim-ples Fideles , qui aspicoient à la perfection & qui la pra-tiquoient à l’envi , montrèrent encore quelques-uns deces heureux jours , après lesquels on foupiroit.
Tel fut l’état des onzième , douzième & treizième sié-cles. Les esprits vouloients’instruire ; mais la vanité quiI l’emportoit souvent sur la docilité , alloit rendre la scien-ce plus fatale à la Religion , que ne savoir été l’ignoran-ce dont on sortoit peu à peu. Heureusement Dieu fit pa-roître des esprits justes , qui redressèrent les écarts , oùl’oncommençoit à se laisser aller. Ainsi à peine vit-on pa-