■ Ixx DISCOURS
rien. Mais ce qu’on peut aísurer elt que nous n’avonsrien en notre langue qui puiIle nous satisfaire fur l’hi-stoire de ces Principautés3 car je compte pour rien l’hi-stoire que le sieur te Blanc en a publiée an 1 660. j’aime-rois mieux l’histoirc généalogique de ces Princes par Sa-muel Guichenon , si ce livre pouvoit être lû facilement,ce qui n’est guéres pratiquable. Ceux qui entendent l’I-talien trouvent en cette langue autant de secours qu’ilen faut pour savoir exactement l’histoire de ces Prin-cipautés.
L’histoire à’Angleterre n’elt pas à beaucoup près aussidifficile que celle de l’Empire , Si cependant elle ne nousintéresse pas moins par rapport aux différends, qui fontentre les deux nations Françoise & Angloiíe, depuis lerégne de Louis le Jeune , qui répudia Eléonore de Guyen-ne , c’est-à-dire depuis plus de six cens ans. Néanmoinsje ne m’écartc point du plan que je me fuis proposé 3 jene prétends point former un Sçavant, ni instruire unnational, qui fur fa patrie en sçait beaucoup plus quemoi : mais je compte donner à un François le moyend’en prendre des idées fusillantes, pour en pouvoir par-ier raisonnablement dans le monde. C’cst a quoi je meborne dans cette Histoire , comme dans les autres qui 'nous font étrangères. Nous avons en notre langue toutce qui est nécessaire pour bien connoître les événemensarrivés dans ce Royaume , du moins autant qu’ils fontutiles pour notre instruction. On doit prendre d’abordune idée du corps de la nation & de son gouvernementdans l 'Etat présent de la Grande Bretagne '& de l’blande, jcependant cet Ouvrage n’est pas encore auffì parfait qu’il [pourroit l’ctre : on l’a revu & travaillé néanmoins plusieurs.fois depuis plus de 6 o. ans. Le droit public de la nation! quoique nécessaire, n’y est pas suffisamment expliqué,mais heureusement on y peut suppléer ; d’abord par letraité du pouvoir des Rois de la Grande Bretagne impri-mé en 1714. II s’en faut beaucoup que le Roy soit abso-lu , on peut le regarder comme le Chef d’une illustre Ré-