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Premiere partie, qui contient l'histoire ancienne.
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publique, maître de faire beaucoup de grâces, mais a qui !les loix ont ôré le pouvoir de faire aucun mal. L’autori-jté des Parlemens, c’est-à-dire de la Nation assemblée, & 'surtout de la Chambre des Communes , est d’un grand:poids dans le Gouvernement. C’elì ce que les EcrivainsAnglois n’ont jamais manqué d’expliquer , en montrant;le droit que la nation a toujours conservé de se conduire |elle-même, mais cependant fous le bon plaisir du R-oy. jQuand le Roy concourt avec la nation au bien commun , jon l’accable des titres d’honneur depere de la patrie , de jprotecteur des loix, de défenseur de la liberté ; mais pour j' peu qu il s’y oppose, ou par lui-méme, ou par ses Mi- Inistres, ou même au cas qu’il veuille commander en maî- ;tre, alors son autorité & quelquefois fa personne ne sont ;pas en fureté. j

Après ces Préliminaires qui ne font pas longs on peutvenir en peu de jours au corps de leur Histoire ; je me !borne à deux Auteurs principaux, tous deux François à;la vérité , mais à qui la différence de Communion a ;donné lieu de penser différemment. L’un est le célébré jPere D orleans de la Compagnie de Jésus, dont Pouvra-jge des Révolutions d’Angleterre est écrit avec une élé- jgance , & même une connoiífance des affaires de cette!Nation , qui n’est pas ordinaire dans un Etranger. II est jvrai que le Roy Jacques II. daigna y jetter les yeux , & |donna même plusieurs mémoires à l’Auteur. L’autre écri-vain est M. de Raprn Toyras , François réfugié , qui s’estfortement appliqué à l’histoire de la Grande Bretagne.Son Histoire est écrite avec un détail plus que suffisant,& capable d’informer un lecteur des événemens de la na-]tion, même depuis les premiers temps. Dix volumes in-jquarto qui partent de la main du premier Auteur , &trois qu’on y a joint depuis la mort de M. de RapinToyras, & qui viennent jusques à ces derniers temps,donnent une Histoire allez complette de ce Royaume.Crpendant M. de Toyras n’a pû éviter de tomber dansquelques mécomptes que M. Tyndal a relevé dans lesRemarques qu’il a publiées fur cette Histoire , estimée

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