gS'í''’ ÍÍNONYMES François;
J’ajoute que ces deux mots ont une idée commu-ne qui ltís rend synonymes : que cette idée estpeinte aux yeux-mêmes dans leur étymologie :qu’èlle est celle d’une séparation faite par k forcede PeíjpHt dans la considération des objets : & quebien loin qu’il faille s’écarter de cette significationessentielle à l’un & à l’autre de ces mots pourchercher leur propre différence, je pense qu’ilftroit très difficile de la trouver ailleurs que dansles diversités de cette idée principale & synonyme,Ôc de former fans elle leurs caractères particuliers.Lés voici donc fur ce plan, tels que je silis capa-ble de les représenter.
La précisa» sépare les choses véritablement dis-tinctes , pour empêcher la confusion qui nait dumélange des idées. U abftraóiien sépare les chosesréellement inséparables, pour les considérer à partindépendamment les Unes des autres. La premiè-re est un effet de la justesse Lc dé lá netteté del'ehtfctìdement, qui fait qu’ort n’ajoute rien d’inu-tile & hors d’œuvre au sujet qu’on traite, en leprenant néanmoins dans fa juste totalité : par con-séquent èile convient par-tout, dans les affairescomme dans les sciences. La féconde est l’efforcd’un esprit métaphysique, qui écarte d u point devue tout ce qu’on veut détacher du sujet qu’ontraité ; elle le mutile un peu, mais elle contribuequelquefois à la découverte de la vérité, & quel-quefois elle entraîne dans Terreur : il s’en faut doncservir, mais eh même tems s’en défier.
fl me semble que la précision a plus de rapportaux choses qu’on peut non feulement considérer àpart, mais qu’on peut auffi concevois être Tunefans Tautre; celles que ferorént, par exetnple, sau-moné Sc T esprit de charité. II me parole que Yabf-traÏÏìm regarde plus particulièrement les choses
qu’on