z;8 Prosodie Françoise.
ne, ajoute-t-il, que cette découverte ait été faitesi tard, puiíqu’il fuffisoit pour cela de remarquerune chose toute naturelle : Qu’une phrase bien ca-dencée, comtne le hazard en produit souvent,estplus agréable qu’une autre, dont le tour n’aurarien d’harmonieux. Telle est, en effet, la justes-se de l’oreille, ou plutôt del’esprit, à qui Toreilîefait son rapport, qu’aiant la mesure des mots ennous-mêmes, d’abord nous sentons s’il y a dansla phrase du trop, ou du trop peu j quelque chosed’excédant, ou de tronqué. Voilà par où l’on par-vint {a) à déterminer la mesure du vers : ce ne futpoint par des démonstrations mathématiques, nipar de grands efforts de raisonnement : l’oreille ju-gea: & de-même qu’elle avoir elle seule trouvé lajuste mesure du vers, elle fit auffi, quoique long-tems après, observer le nombre oratoire, par lacomparaison d’une phrase bien tournée, bien ca-dencée , avec une phrase sans cadence & fanstour.
Qu’est-ce donc précisément que cette cadence ?Troisième point à examiner dans l’ordre de Cicé-ron, & fur lequel ni lui ni Aristote n’ontjugéàpropos de rien dire de formel, parce qu’une défi-nition lèche est souvent plus capable d’embrouil-ler que d’éclaircir les idées, qui tiennent immé-diatement au goût & au sentiment. Quelquedanger qu’il y ait à vouloir faire ce que ces grandsMaitfes n’ont point voulu, il me semble pourtantqu’on peut, en rapprochant leurs principes, défi-nir le nombre oratoire. Une forte de modulation ,qui refuite , non seulement de la 'valeur fylìabìque ,mais encore de la qualités & de r arrangement desmots. Pesons tous ces termes.
Je
(a) Neqtie enim îpst versus rotìçne eji SQgniiU !, fsà umosOjutjue sensu, Qiat. LV.