Prosodie Françoise. 1 347
bien écrire. Telle est la Science de la Prosodie:la plus facile & la moindre des Sciences pour quiveut l’acqúérrr, mais aussi une de celles dont l’i-gnorance peur le plus nuire. Quatre ou cinq denos Poëres nous ont fait sentir parfaitement, quenotre Langue se prêtoit à l’harmonie : quelquesmorceaux choisis de nos Orateurs ne laissent paslieu d’en douter. Pourquoi donc ne pas étudier lesmoyens de perfectionner un Art, dont nous con-noissons le prix,& dont nous voyons que les pro-grès ont été déja si heureux ?
Voilà ce que je m’étois proposé de dire, tantsur notre Prosodie,que sur les matières qui en dé-pendent. Peut-être me suis-je trompé dans quel-ques-unes de mes observations : peut- être en ai-jeomis d’essentielles. Mais un Traité de cette natu-re ne pouvoit être qa’ébauché par un particulier.Pour Pachever, il faut un Grammairien, un Ora-teur , un Poece, un Musicien, & j’ajoute, unGéomètre: car tout ce qui demande arrangement& combinaison de principes, a besoin de sa mé-thode.
F I N.
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