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Germinal / par Émile Zola
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GERMINAL.

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avait beaucoup ce jour-, pour que la flamme des lam-pes fût si bleue.

Quand vous aurez fini de bavarder, fainéants ! criala rude voix de Maheu.

Catherine et Étienne se hâtèrent de remplir leurs ber-lines et les poussèrent au plan incliné, léchine raidie,rampant sous le toit bossué de la voie. Dès le secondvoyage, la sueur les inondait et leurs os craquaient denouveau.

Dans la taille, le travail des haveurs avait repris. Sou-vent, ils abrégeaient le déjeuner, pour ne pas se refroi-dir; et leurs briquets, mangés ainsi loin du soleil, avecune voracité muette, leur chargeaient de plomb les-tomac. Allongés sur le flanc, ils tapaient plus fort, ilsnavaient que lidée fixe de compléter un gros nombrede berlines. Tout disparaissait dans cette rage du gaindisputé si rudement. Ils cessaient de sentir leau quiruisselait et enflait leurs membres, les crampes desattitudes forcées, létouffement des ténèbres, ilsblêmissaient ainsi que des plantes mises en cave.Pourtant, à mesure que la journée savançait, lairsempoisonnait davantage, se chauffait de la fumée deslampes, de la pestilence des haleines, de lasphyxie dugrisou, gênant sur les yeux comme des toiles darai-gnée, et que devait seul balayer laérage de la nuit. Eux,au fond de leur trou de taupe, sous le poids de la terre,nayant plus de souffle dans leurs poitrines embrasées,tapaient toujours.