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Germinal / par Émile Zola
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LES ROUGON-MACQUART.

58

Quand je vous dis quils se fichent du monde! criaitlingénieur. Et vous, nom dun chien! vous ne surveillezdonc pas?

Mais si, mais si, balbutiait le maltre-porion. On estlas de leur répéter les choses.

Négrel appela violemment :

Maheu! Maheu!

Tous descendirent. Il continuait :

Voyez ça, est-ce que ça tient?... Cest, bâti commequatre sous. Voilà un chapeau que les moutons ne portentdéjà plus, tellement on la posé àlahâte... Pardi ! je com-prends que le raccommodage nous coûte si cher. Nest-cepas? pourvu que ça dure tant que vous en avez la res-ponsabilité! Et puis tout casse, et la Compagnie estforcée davoir une armée de raccommodeurs... Regardezun peu-bas, cest un vrai massacre.

Chaval voulut parler, mais il le fit taire.

Non, je sais ce que vous allez dire encore. Quonvous paie davantage, hein ? Eh bien ! je vous préviens quevous forcerez la Direction à faire une chose : oui, onvous paiera le boisage à part, et lon réduira propor-tionnellement le prix de la berline. Nous verrons si vousy gagnerez... En attendant, reboisez-moi ça tout de suite.Je passerai demain.

Et, dans le saisissement causé par sa menace, il séloi-gna. Dansaert, si humble devant lui, resta en arrièrequelques secondes, pour dire brutalement aux ouvriers :

Vous me faites empoigner, vous autres... Ce nest pastrois francs damende que je vous flanquerai, moi ! Prenezgarde 1

Alors, quand il fut parti, Maheu éclata à son tour.

Nom de Dieu! ce qui nest pas juste nest pasjuste. Moi, jaime quon soit calme, parce que cest la seulefaçon de sentendre; mais, à la fin, ils vous rendraientenragés... Avez-vous entendu? la berline baissée, et le