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Germinal / par Émile Zola
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GERMINAL.

115

Dis donc, il faudrait pourtant songer à. en finir.

Dabord, les deux mères, sans avoir besoin den cau-ser, étaient tombées daccord pour ne pas conclure lemariage. Si la mère de Zacharie voulait toucher le pluslongtemps possible les quinzaines de son fils, la mère dePhilomène s'emportait à lidée dabandonner celles de safille. Rien ne pressait, la seconde avait même préférégarder le petit, tant quil y avait eu un seul enfant; mais,depuis que celui-ci, grandissant, mangeait du pain, etquun autre était venu, elle se trouvait en perte, elle pous-sait furieusement au mariage, en femme qui nentend pasy n^ettre du sien.

Zacharie a tiré au sort, continua-t-elle, plus riennarrête... Voyons, à quand?

Remettons ça aux beaux jours, répondit la Ma-heude gênée. Cest ennuyeux, ces affaires! Commesils nauraient pas pu attendre dêtre mariés, pour allerensemble!... Parole dhonneur, tiens ! jétranglerais Ca-therine, si japprenais quelle ait fait la bêtise.

La Levaque haussa les épaules.

Laisse donc, elle y passera comme les autres 1

Routeloup, avec la tranquillité dun homme qui est

chez lui, fouilla le buffet, cherchant le pain. Des légu-mes pour la soupe de Levaque, des pommes de terre etdes poireaux, traînaient sur un coin de la table, à moi-tié pelurés, repris et abandonnés dix fois, au milieu descontinuels commérages. La femme venait cependant desy remettre, lorsquelle les lâcha de nouveau, pour seplanter devant la fenêtre.

Quest-ce que cest que ça?... Tiens! c est madameHennebeau avec des gens. Les voilà qui entrent chez laPierronne.

Du coup, toutes deux retombèrent sur la Pierronne.Oh! ça ne manquait jamais, dès que la Compagnie fai-sait visiter le coron à des gens, on les conduisait droit