DEUXIÈME PARTIE
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La propriété des Grégoire, la Piolaine, se trouvait àdeux kilomètres de Montsou, vers l’est, sur la route deJoiselle. C’était une grande maison carrée, sans style,bâtie au commencement du siècle dernier. Des vastesterres qui en dépendaient d’abord, il ne restait qu’unetrentaine d’hectares, clos de murs, d’un facile entretien.On citait surtout le verger et le potager, célèbres parleurs fruits et leurs légumes, les plus beaux du pays.D’ailleurs, le parc manquait, un petit bois en tenait lien.L’avenue de vieux tilleuls, une voûte de feuillage detrois cents mètres, plantée de la grille au perron, étaitune des curiosités de cette plaine rase, où l’on comptentles grands arbres, de Marchiennes à Beaugnies.
Ce matin-là, les Grégoire s’étaient levés à huitheures. D’habitude, ils ne bougeaient guère qu’uneheureplus tard, dormant beaucoup, avec passion ; mais fa?tempête de la nuit les avait énervés. Et, pendant que son.mari était allé voir tout de suite si le vent n’avait pas faibde dégâts, madame Grégoire venait de descendre à la cui -