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Germinal / par Émile Zola
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GERMINAL.

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blanche, quil étalait par une ostentation diyrogne, endisant que cétait avec sa sueur quon gagnait ça, et quildéliait les feignants de montrer dix sous. Lattitude descamarades lexaspérait, il en arriva aux insultes di-rectes.

Alors, cest la nuit que les taupes sortent? Il fautque les gendarmes dorment pour quon rencontre lesbrigands ?

Etienne sétait levé, très calme, résolu.

Écoute, tu membêtes... Oui, tu es un mouchard,ton argent pue encore quelque traîtrise, et ça me dégoûtede toucher à ta peau de vendu. Nimporte! je suis tonhomme, il y a assez longtemps que lun des deux doitmanger lautre.

Chaval serra les poings.

Allons donc! il faut ten dire pour téchauffer,bougre de lâche!... Toi tout seul, je veux bien! et tu vasme payer les cochonneries quon ma faites !

Les bras suppliants, Catherine savançait entre eux ;mais ils neurent pas la peine de la repousser, elle sentitla nécessité de la bataille, elle recula delle-même, lente-ment. Debout contre le mur, elle demeura muette, siparalysée dangoisse, quelle ne frissonnait plus, les yeuxgrands ouverts sur ces deux hommes qui allaient se tuerpour elle.

Madame Rasseneur, simplement, enlevait les chopesde son comptoir, de peur quelles ne fussent cassées.Puis, elle se rassit sur la banquette, sans témoigner decuriosité malséante. On ne pouvait pourtant laisser deuxanciens camarades ségorger ainsi, Rasseneur sentêtaità intervenir, et il fallut que Souvarine le prit par uneépaule, le ramenât près de la table, en disant :

Ça ne te regarde pas... Il y en a un de trop, cest auplus fort de vivre.

Déjà, sans attendre lattaque, Chaval lançait dans le