GERMINAL.
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Quand Zacharie, en haut, revit la Maheude, tous deuxs’étreignirent.
— Faut pas vous monter la tête, eut la cruauté dedire la Pierronne, venue ce jour-là en promenade, parcuriosité. Si Catherine ne s’y trouvait pas, ça vous feraittrop de peine ensuite.
C’était vrai, Catherine peut-être se trouvait ailleurs.
— Fous-moi la paix, hein ! cria rageusement Zacharie,Elle y est, je le sais !
La Maheude s’était assise de nouveau, muette, levisage immobile. Et elle se remit à attendre.
Dès que l’histoire se fut répandue dans Montsou, ilarriva un nouveau flot de monde. On ne voyait rien,et l’on demeurait là quand même, il fallut tenir lescurieux à distance. En bas, on travaillait jour et nuit.Par crainte de rencontrer un obstacle, l’ingénieur avaitfait ouvrir, dans la veine, trois galeries descendantes,qui convergeaient vers le point où l’on supposait lesmineurs enfermés. Un seul haveur pouvait abattre lahouille, sur le front étroit du boyau; on le relayait dedeux heures en deux heures ; et le charbon, dont onchargeait des corbeilles, était sorti de mains en mains parune chaîne d’hommes, qui s’allongeait à mesure que letrou se creusait. La bfesogne, d’abord, marcha très vite ;on fit six mètres en un jour.
Zacharie avait obtenu d’être parmi les ouvriers d’élitemis à l'abatage. C’était un poste d’honneur qu’on sedisputait. Et il s’emportait, lorsqu’on voulait le relayer,après ses deux heures de corvée réglementaire. Ilvolait le tour des camarades, il refusait de lâcher larivelaine. Sa galerie bientôt fut en avance sur les autres,il s’y battait contre la houille d’un élan si farouche,qu’on entendait monter du boyau le souffle grondantde sa poitrine, pareil au ronflement de quelque forge-intérieure. Quand il en sortait, boueux et noir, ivre de