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Germinal / par Émile Zola
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LES ROUGON-MACQUART.

découvrait leffrayant gâchis du fond. Sous lazur tendrede la belle journée, cétait un cloaque, les ruines duneville abîmée et fondue dans de la boue.

Et lon se dérange pour voir ça! sécria M. Grégoire,désillusionné.

Cécile, toute rose de santé, heureuse de respirer lairsi pur, ségayait, plaisantait, tandis que madame Henne-beau faisait une moue de répugnance, en murmurant :

Le fait est que ça na rien de joli.

Les deux ingénieurs se mirent à rire. Ils tâchèrent din-téresser les visiteurs, en les promenant partout, en leurexpliquant le jeu des pompes et la manœuvre du pilonqui enfonçait les pieux. Mais ces dames devenaient in-quiètes. Elles frissonnèrent, lorsquelles surent que lespompes fonctionneraient des années, six, sept ans peut-être, avant que le puits fût reconstruit et que lon eûtépuisé toute leau de la fosse. Non, elles aimaient mieuxpenser à autre chose, ces bouleversements- nétaientbons quà donner de vilains rêves.

Partons, dit madame Hennebeau, en se dirigeantvers sa voiture.

Jeanne et Lucie se récrièrent. Comment, si vite ! Et ledessin qui nétait pas fini! Elles voulurent rester, leurpère les amènerait au dîner, le soir. M. Hennebeau pritseul place avec sa femme dans la calèche, car lui aussidésirait questionner Négrel.

Eh bien ! allez en avant, dit M. Grégoire. Nous voussuivons, nous avons une petite visite de cinq minutes àfaire,, dans le coron... Allez, allez, nous serons à-quillart en même temps que vous.

11 remonta derrière' madame Grégoire et Cécile ; et,tandis que lautre voiture filait le long du canal, la leurgravit doucement la pente.

Cétait une pensée Charitable, qui devait compléterlexcursion. La mort de Zacharie les avait emplis de pitié