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En bas du puits, les misérables abandonnés hurlaientde terreur. Maintenant, ils avaient de l’eau jusqu’auventre. Le bruit du torrent les étourdissait, les dernièreschutes du cuvelage leur faisaient croire à un craquementsuprême du monde; et ce qui achevait de les affoler,c’étaient les hennissements des chevaux enfermés dansl’écurie, un cri de mort, terrible, inoubliable, d’animalqu'on égorge.
! Mouque avait lâché Bataille. Le vieux cheval était là,tremblant, l’œil dilaté et fixe sur cette eau qui montaittoujours. Rapidement, la salle de l'accrochage s’emplis-sait, on voyait grandir la crue verdâtre, à la lueur rougedes trois lampes, brûlant encore sous la voûte. Et, brus-quement, quand il sentit cette glace lui tremper le poil,il partit des quatre fers, dans un galop furieux, il s’en-gouffra et se perdit au fond d’nne des galeries de rou-lage.
Alors, ce fut un sauve-qui-peut, les hommes suivirentcette bête.
— Plus rien à foutre ici! criait Mouque. Faut Voir parRéquillart.
Cette idée qu’ils pourraient sortir par la vieille fosse