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II
C.ircassie. — Prcigres (le la Russie d;ms l’Orient.
Les pretentions de la Russie sur la Circassie repo-sent sur une base tres-curieuse. La Circassie, toujoursindependente, et qui n’a pas connu de maitre depnisque l’hisloire fait mention d’elle, avait, en partie dumoins, embrasse l’islamisme. La Russie aifecta decroiro que cette adhesion entrainait la soumission dupays ä la Porte. Älors, de son autorite privee, le cabinetde Saint-Petersbourg en confera la souverainete auSultan; puis, des que l’occasion so presenla, il se fitceder ä lui-meme cette souverainete pretendue. Ainsila Porte, apres avoir retju un don que personne n’a-vait le droit de lui faire, livrait une propriete qui ne1 ui avait jamais appartenu. L’histoire politique n’arien de plus merveilleux.
Disons un peu cocnment cette transaction s’opera.Vers la firx du xvu e siede, un clief circassien ou tcher-kesse avait conslruit uue forteresse noramee Soudjak-Kalessi, qui servit bientöt d’asiie, de protection et deresidence aux Tatars de la Krimee et aux paysans descötes de la nior d’Azof, empresses defuir les exactionset les persecutions russes. Ce n’etaitpas lä. un titre as-surementpour que la Russie devint maitressede la Cir-cassie. Mais les annees s’ecoulent. En 1784, un traitesigne äConstantinople par la Porte et la Moscovie dd-